cYberPoète

vendredi 1 septembre 2006

Phases inversees.



Dephase tes origines
les chauves souris androgynes
courent dans les couloirs
s'avancent dans le noir
sans un sourire
pas même un rire

Dephase ton ame
tous marchent et rament
mécaniques de l'inexistence
ventres vides coeurs rances
l'oeil livide
le cerveau empli de rides

Dephase les obstacles
brule les tabernacles
pas un rève
pas un glaive
a l'ombre du café
n'invente l'eternité

Déphase ton cri
ivre de vie
brandis la torche
devant les citernes
internes-externes
explose

enfin.



jeudi 13 juillet 2006

Transparence

Ces gens aux cheveux bulldozers
qui observent l'impatience
à travers les fleurs mortes
de la creature

o belle de nuit
tu es toujours là


Ces gens aux oreilles monophoniques
qui n'entendent que les paroles acides
des quadrilatères


o belle de nuit
tu es encore là


Ces gens qui rèvent leurs mouvements
euphorie du geste
au pied du dieu jaune
qu'adorent les autochtones
en transes


o belle de nuit
créature d'ombre
tu es là
en moi
en lui
en nous
enfouie sous les decombres
de la raison


Lève toi
Lève toi Lazare
marche dans les corridors de la nuit
va à la rencontre de l'ame du violon


Lève toi
Lève toi Lazare
a la tête des Transparents
ces loques qui parfois hantent
mes nuits de papier
de papier



Il se lève
au dessus du monde
virevolte
une pirouette dans le cerveau
amuse gueules
dans les affres du cosmos


J'entend
la pluie
ruisselant
sur nos coeurs
plastiques

Il se lève
chante la melodie de l'O
et puis s'en va
rejoindre belle de nuit


belle de nuit voie galatée aux platines
quelle vie voie enlacée nos abîmes

belle de nuit
voie celeste
coeur de platine

battements initerrompus

des êtres multiformes
dansent autour de mon stylo
valsent sur le vide d'une page
o eternelle cassure du silence
ponctuée de ravins

battements initerrompus
toujous la vie
imprime son rythme régulier
aux pas d'une armée de pensées

ces gens
bustes noirs
comme les cheveux
de leurs dieux

ils oublient Lazare
la vie qui se lève
dans le noir
debordante de sève

la pluie ruisselle
sur nos coeurs plastiques
diluons nos
comme une perle
dans un océan d'huitres

la pluie la pluie ruisselle sur nos coeurs plastiques.


samedi 18 mars 2006

Opéra Cosmique


les vagabonds cosmiques
volent seuls
de rèves en rèves
ils s'inventent des nuits satinées
par les profondeurs
de leurs delires extatiques

Anges aux ailes de cristal
ils survolent des espaces infinis
o scintillent la belle aux cheveux de vent

Vagabonds sans armes
ils nagent au dessus de chemps de batailles immobiles

Guerriers jusqu'au bout de larmes
ils explorent des la moiteur des silences

Un costume d'acier masque leurs coeurs d'or


ils observent les reflets des miroirs
discourent avec des fantomes d'amertume
posés sur des piédestals lucides
ils fuient
ils fuient la VILLE

La Ville imense trame
La Ville a l'oeil neon
La Ville cheveux laser
La Ville sourires autoroutes
La Ville mots ondes binaires
La Ville aux seins music-hall

La Ville La Ville immense aglomerat de sphères aves ses multiples eclats de lumière mornes qui resplendissent et se renvoient le spectre de leurs
decadences

l'image de leur vides interne

parfois des fous plantés au coeur d'une certitude
élèvent des temples sur des sols de sang
sacrifice au soleil
mais
le soleil agonise
lentement
étouffé par le tapis des haines obscures

les fous les fous ecument des vagues de transparences
laissent place à l'opacité de leurs pensées analphabétiques



Ils implorent
Ils implorent La Ville

o ville au coeur de ton sexe on etend la supplique
la complainte des enfants morts par procuration hertzienne
o pretresse du silence
ville aux multiples sphères
bulles humaines hypertrophiées
bulle humaines emprisonnées dans l'oubli
bulle vetement
bulle prison
bulle ville



ICI GIT LA DEPOUILLE MACABRE
DE LA DEMOISELLE FATALE
MAIS SI BELLE
QUI A CHARME
TANT D'HOMMES
DE TOUT HORIZON
LA LIBERTE





les vagabonds cosmiques
pensent seuls
d'Idées en idées
ils partent sur d'etranges vaisseaux
chevauchent des pur-sangs virtuels
quètant la vérité

les vagabonds cosmiques
pensent seuls
ballotés par les flots de la mer originelle
ils transmuttent des diaments
que volent les fous
comme pour faire illusion d'intelligence

les vagabonds cosmiques
brulent seuls
les totems des décervelés
ils en font un feu de joies
un raz de marées de photons
trop éblouissant pour être vu des fous



Vengeance des fous


-decervelement de l'enfance
-asservissement du rève
-exil de la vie
-massacre en forme de champigon
-beton
-mort



mais
(et ce mais pèse sur ta tête)
voici que les vagabonds cosmiques
à la tête d'une armees de fantassins surréèls
annoncent la bataille
la quète


FAITES SONNER VOS GUTARES
FAITES CHANTER LES VIOLONS
REVES DE NULLE PART
REVES DEMONS
LE COMBAT SERA LONG
IL EST DEJA SI TARD


pas de discours
ils sont inutiles
en ce monde de sourds


seulement le flots
flots intempestifs des rèves
flots de l'amours
arabesques de tes mains
sur mon corps cathédrale

vagabonds cosmiques
mes frères
il est temps de se battre

pour l'amour