cYberPoète

vendredi 5 mai 2006

Plus tu es Heureux


Un texte Superbe de Morice Benin


Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres
si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos,
si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos
Tu te couvres d'un linge que tu as délavé,
à l'eau des dinosaures "culture société"
Quand tu étais petit souviens-toi de ces marques,
on t'apprenait déjà que jouir ... C'était le diable
Tu n'as pas rétabli le moulage des cons,
il est dans la fosse commune de ta conscience
La même qui te parlait de cette moralité,
à te faire bander devant les pissotières
Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...
Tu remplaces le marbre qui gît dans ton cerveau,
par des feuilles de buis qui claquent quand on les brûle
Ecoute les enfants piaffer autour de toi,
cette petite fille qui te demandera :
Est-ce que tu as toujours des étoiles sur toi,
est-ce que les pierres crient quand la source les noie ?
Est-ce que les fourmis ont des sacs de rêve,
à cheval sur leur dos qu'elles portent à leur tanière ?
Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...
Tu n'as pas inscris ta fiche perforées,
dans nos amours pirates, tu aimes comme tu respires
Un arabe est passé, tu as envie de lui,
je le regarde pénétrer dans dans ton sourire
Y'a pas de prophétie à faire avec tout ça,
tu le découvres un jour on bien tu le sens pas
Mon copain Isidore s'est fait une famille,
en écoutant piaffer des rossignols la nuit
Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...
Que tu sortes à peine de ton carcan social,
où que tu te sentes prêt à plonger dans l'espace
Cela importe peu ce qui est important,
c'est que tu brûles enfin que tu remues dedans
Un jour nous aurons des manuels de politik interne,
certains bouquins d'histoire à foutre dans les poubelles
Ce sera l'avènement des sens débridés,
des gens qui se pénètrent sans se présenter...
Comment tu t'appelles, qu'est-ce que tu fais dans la vie,
combien t'as de médailles, t'es de quel parti
T'as pas du tout besoin d'avoir des réfèrences,
ni de te justifier de cette merde immense
Ton monde est dans ta tête d'abord..,
ensuite dans tes mains...
PLUS TU ES HEUREUX

samedi 18 mars 2006

Opéra Cosmique


les vagabonds cosmiques
volent seuls
de rèves en rèves
ils s'inventent des nuits satinées
par les profondeurs
de leurs delires extatiques

Anges aux ailes de cristal
ils survolent des espaces infinis
o scintillent la belle aux cheveux de vent

Vagabonds sans armes
ils nagent au dessus de chemps de batailles immobiles

Guerriers jusqu'au bout de larmes
ils explorent des la moiteur des silences

Un costume d'acier masque leurs coeurs d'or


ils observent les reflets des miroirs
discourent avec des fantomes d'amertume
posés sur des piédestals lucides
ils fuient
ils fuient la VILLE

La Ville imense trame
La Ville a l'oeil neon
La Ville cheveux laser
La Ville sourires autoroutes
La Ville mots ondes binaires
La Ville aux seins music-hall

La Ville La Ville immense aglomerat de sphères aves ses multiples eclats de lumière mornes qui resplendissent et se renvoient le spectre de leurs
decadences

l'image de leur vides interne

parfois des fous plantés au coeur d'une certitude
élèvent des temples sur des sols de sang
sacrifice au soleil
mais
le soleil agonise
lentement
étouffé par le tapis des haines obscures

les fous les fous ecument des vagues de transparences
laissent place à l'opacité de leurs pensées analphabétiques



Ils implorent
Ils implorent La Ville

o ville au coeur de ton sexe on etend la supplique
la complainte des enfants morts par procuration hertzienne
o pretresse du silence
ville aux multiples sphères
bulles humaines hypertrophiées
bulle humaines emprisonnées dans l'oubli
bulle vetement
bulle prison
bulle ville



ICI GIT LA DEPOUILLE MACABRE
DE LA DEMOISELLE FATALE
MAIS SI BELLE
QUI A CHARME
TANT D'HOMMES
DE TOUT HORIZON
LA LIBERTE





les vagabonds cosmiques
pensent seuls
d'Idées en idées
ils partent sur d'etranges vaisseaux
chevauchent des pur-sangs virtuels
quètant la vérité

les vagabonds cosmiques
pensent seuls
ballotés par les flots de la mer originelle
ils transmuttent des diaments
que volent les fous
comme pour faire illusion d'intelligence

les vagabonds cosmiques
brulent seuls
les totems des décervelés
ils en font un feu de joies
un raz de marées de photons
trop éblouissant pour être vu des fous



Vengeance des fous


-decervelement de l'enfance
-asservissement du rève
-exil de la vie
-massacre en forme de champigon
-beton
-mort



mais
(et ce mais pèse sur ta tête)
voici que les vagabonds cosmiques
à la tête d'une armees de fantassins surréèls
annoncent la bataille
la quète


FAITES SONNER VOS GUTARES
FAITES CHANTER LES VIOLONS
REVES DE NULLE PART
REVES DEMONS
LE COMBAT SERA LONG
IL EST DEJA SI TARD


pas de discours
ils sont inutiles
en ce monde de sourds


seulement le flots
flots intempestifs des rèves
flots de l'amours
arabesques de tes mains
sur mon corps cathédrale

vagabonds cosmiques
mes frères
il est temps de se battre

pour l'amour

dimanche 12 mars 2006

people power

c'était un temps ou chacun croyait
etre libre d'avoir une vie
digne de ce nom
d'avoir un avis
d'avoir un nom


samedi 11 mars 2006

Trahison des images


La trahison des images - René Magritte.

lundi 6 mars 2006

Lointain Souvenir


Je me souviens d'un temps lointain
d'un temps ou le monde n'explosait pas encore
pour un oui
pour un non
pour un Dieu d'amour.